A l’occasion d’une question orale posée dans l’hémicycle, j’ai interpellé le Gouvernement au sujet du projet de déclassement de l’A6 et de l’A7 dans ses portions traversant la métropole lyonnaise.

J’ai souhaité que le Gouvernement précise le calendrier de ce déclassement. J’ai surtout insisté sur la nécessaire concertation des collectivités limitrophes de la métropole, en raison des conséquences que le projet de déclassement engendre sur leur territoire. Il n’est en effet pas acceptable que des initiatives métropolitaines dont les conséquences débordent largement les limites administratives ne fassent pas l’objet de concertations à l’échelle adéquate.

Dans sa réponse, la secrétaire d’État Barbara Pompili a confirmé que « le décret de déclassement sera pris d’ici la fin de l’année. Ensuite, après délibération de la métropole à la fin du mois de janvier, un arrêté préfectoral actera le reclassement de ces portions dans le domaine public routier métropolitain ».

Les aménagements prévus par la Métropole pour transformer ces portions d’autoroute en boulevards urbains ont vocation à en écarter le trafic de transit. Cela représente environ 16000 véhicules chaque jour (pour mémoire, la place St Louis à Vienne accueille chaque jour près de 110 000 véhicules). La ministre a insisté sur les conditions qui entourent la réalisation de ces aménagements ; « je souligne, a-t-elle précisé, que la métropole de Lyon devra assumer la responsabilité et les conséquences des modifications envisagées sur l’itinéraire ainsi déclassé ». En terme simple, la métropole ne peut envisager elle même la réalisation d’un grand contournement de Lyon alors 

qu’elle le promet aujourd’hui pour 2025. De même pour un « shunt » au niveau de Chasse sur Rhône prévu pour 2030 dans des documents de la Métropole issu du Scot (ci-contre). Je comprends donc que la Métropole devra
gérer à l’intérieur même de son périmètre l’absorption du trafic de transit.

Mais dans le même temps la ministre confirme l’existence d’une étude « cofinancée par la métropole de Lyon » sur un grand contournement de Lyon menés par le Préfet de Lyon « dans le cadre du contrat de plan État-région 2015-2020 ». Nous devons donc rester extrêmement vigilants sur les réflexions en cours et imposer notre présence autour de la table pour éviter cette perspective.

La ministre a confirmé en conclusion que les élus de nos territoires seraient invités à participer à cette réflexion. Elle confirme ainsi les propos qui m’on été tenus par le Préfet de Région la semaine dernière, lequel prévoit un rendu des études au printemps prochain. Je continuerai bien-sûr à suivre ce dossier important pour notre territoire dans les mois à venir.