2185 suffrages 2180 exprimés 20 pour la privatisation de la poste 2160 contre la privatisation de la poste
Continuons le combat et exigeons un référendum !
Total ne sait plus quoi faire pour se rendre détestable des Français. Après l’annonce de ses profits record, le licenciement de 300 de ses salariés est proprement honteux.
Aucune justification n’est recevable. La compagnie fait preuve d’un manque Total de solidarité et de civisme dans cette période de crise. Faut-il rappeler à son Président que sa compagnie doit aussi son succès à ses salariés, aux Français et aux pouvoirs publics qui lui ont permis de rayonner dans le monde.
La moindre des choses est de leur renvoyer l’ascenseur. Le cynisme qu’affichent certains grands groupes ultra bénéficiaires dans cette crise conforte notre proposition de les obliger à payer le prix fort pour ces licenciements de pure commodité.

Légitimement, l’actualité est dominée par les agressions violentes dont certains établissements scolaires ont été le théâtres ces dernières semaines. Le problème de la violence en milieu scolaire n’est pas nouveau et il est temps d’y trouver des réponses. De ce point de vue, l’annonce de la tenue "d’états généraux"sur la question me laisse sur ma faim.
Est-il vraiment nécessaire de se poser, une fois de plus, la question des causes de cette violence ? Ne crèvent-elles pas les yeux ?
Les jeunes sont ce que nous sommes, et ils sont ce que nous voulons qu’ils soient. Leur faire porter, a fortiori de manière générale et impersonnelle, la responsabilité d’une "flambée de la violence" est une erreur grave. Il ne sont pas maître de leur éducation, de leur formation, de leur autonomie. ils dépendent pour tout cela de nous, des moyens que nous leur attribuons, de l’attention que nous leur portons et de l’image que nous entretenons de cette générations.
Alors premier postulat : prenons la mesure de NOS responsabilités.
La première de nos responsabilité est d’adopter en dehors de l’école, les valeurs et les principes que nous souhaitons voir appliquer dans son sein. On attend des élèves qu’ils évoluent dans un monde pacifié, où la connaissance et le travail sont justement récompensés. on attend d’eux le respect des professeurs et de tous les adultes. Comment peut-on exiger cela alors que nous construisons une société qui s’éloigne de plus en plus de ces idéaux. Comment accepter l’idée que l’effort paie lorsque les grandes banques gavent de bonus ceux-là même qui nous ont poussé dans la crise économique ou que la filiation reste la clef de la réussite (l’affaire jean Sarkozy, le refus les grande écoles d’ouvrir davantage leurs portes...). La vie des jeunes qui entrent sur le marché du travail aujourd’hui c’est le chômage d’abord (les moins de 25 ans sont les premières victimes de la crise) et pas de logement... Et des exemples comme ceux-là fleurissent chaque jour. Comment peut-on exiger des jeunes un respect des adultes dont ils ne bénéficient pas eux-même ? La loi anti-bande, le projet de couvre-feu pour les mineurs de 13 ans, l’interdiction de stationner dans les entrées d’immeubles sont autant de mesures qui jettent le discrédit sur toute une génération et conduisent petit à petit à... criminaliser la jeunesse. pas plus tard qu’il y a quelques jours des policiers en sont venu à mettre en garde à vue une jeune fille de 14 ans qui s’était interposée dans une bagarre et virer manu militari d’un cinéma un couple de jeunes qui étaient entrés avec une canette de coca achetée en dehors du cinéma. Qu’avons nous fait pour en arriver là ?
La deuxième responsabilité est d’arrêter d’urgence la saignée opérée par le Gouvernement sur l’Education nationale. C’est par dizaine de milliers que des postes d’enseignants et de surveillants sont supprimés chaque année. La précarité s’est durablement installée dans ces emplois. un de mes amis professeur de français vient d’apprendre qu’il enseignera l’Histoire géo l’année prochaine, matière qu’il n’a pas enseignée depuis 14 ans. Mais son " statut" permet de l’y obliger... Un autre, surveillant dans un collège de Vienne (en "emploi aidé") verra son emploi non reconduit à la rentrée. Quelle génération nous préparons pour notre avenir collectif ? Le ministre Luc Chatel doit avoir une idée précise de la réponse qu’il veut apporter. Il a d’ores et déjà annoncé qu’en réponse à la violence dans les Lycées, sa seule certitude était qu’il n’y aura pas de moyens supplémentaires.