• Quelle est votre position vis à vis d’Emmanuel Macron ?

Ma position est celle décidée par le PS en bureau national, c’est-à-dire que nous ne serons pas dans l’opposition à Emmanuel Macron. Nous aurons une attitude constructive et exigeante. Nous souhaitons le succès d’Emmanuel Macron, contrairement aux Insoumis et au parti Les Républicains.

Ce serait à désespérer si la classe politique n’arrivait pas à travailler ensemble dans le moment que nous vivons, avec un contexte international anxiogène et la montée du nationalisme en France.
Les électeurs ont exprimé une volonté de renouveler les pratiques en surpassant les clivages et en étant dans une position plus constructive. Je m’y inscris totalement.

J’ai trop vu pendant les cinq dernières années les postures supplanter les arguments, et la mauvaise foi comme arme d’une opposition par principe ! Je n’ai jamais été friand de la politique spectacle.

On a peut-être une chance de la faire disparaître avec une coalition autour d’Emmanuel Macron, coalition à laquelle je souhaite participer pour construire ensemble par-delà les clivages, au lieu de chercher à détruire le camp d’en face tout au long du mandat…

  • Pourquoi n’êtes-vous pas candidat En Marche ?

Il faut le demander à En Marche. On me dit « Macron-compatible », je le revendique et j’aurai pu être leur candidat. J’ai été longuement en discussion avec En Marche en étant dès le début très clair sur le fait que je ne ferai jamais table rase du passé. Je suis de gauche par mes valeurs et socialiste par mes convictions. D’autres ont accepté de tourner le dos au PS, à ses militants, à ce que ce parti leur avait apporté. Je ne leur en veux pas mais je ne suis pas dans cette logique.
Au final, je me sens plus libre. Ni bloqué dans un PS qui devra impérativement se refonder, ni enfermé dans la République En Marche.

  • Qu’est-ce qui vous différencie de la candidate En Marche ?

Une pensée politique. On ne tient pas dans l’hémicycle pendant 5 ans avec comme seule doctrine un soutien à Emmanuel Macron. Lui-même a besoin de parlementaires solides. Le projet politique du député ne peut se résumer à un soutien au Président de la République. Un député n’est pas le représentant du Président auprès du Peuple, il est le représentant du Peuple à l’Assemblée. Toute la différence est là.
Je sais que la candidate LREM soutiendra les propositions mises aujourd’hui sur la table par le Gouvernement. Mais au-delà ? Et pour les dossiers du territoire ? Aucun indice, aucun mot ne permet aujourd’hui d’anticiper les prises de positions futures des candidats LREM dans les dossiers qui arriveront. C’est inquiétant et ce n’est pas honnête vis-à-vis des électeurs.

Le renouvellement de la politique cela reste de la politique. Un député doit avoir une réflexion qui lui est propre, une densité politique. À défaut il n’aura aucune utilité, ni pour le Gouvernement, ni pour le Parlement, ni pour les habitants de sa circonscription.