20161206-declassement-a6a7J’ai rencontré le Préfet de Région M. Michel Delpuech pour lui faire part de mes inquiétudes concernant les conséquences du déclassement des autoroutes A6 et A7 dans leur partie traversant la métropole lyonnaise. J’étais accompagné notamment du maire de Chasse sur Rhône, Claude Bosio et de Carmela Lo Curto-Cino, conseillère départementale.

Le préfet nous a confirmé que le trafic de transit qui n’a pas vocation à circuler au sein de la métropole représente 15% des 115000 véhicules circulant chaque jour au niveau du tunnel de Fourvière, soit 16 000 véhicules par jour. Ce chiffre finalement assez faible, permet de penser que la Métropole est en capacité d’absorber sur son propre réseau le trafic qu’elle refuse légitimement de voir circuler au cœur de Lyon.

Dans le même temps, les services de l’État continue d’étudier un projet d’élargissement de la Rocade est (A46), aujourd’hui totalement saturée. Cette réflexion nécessite de repenser à la fois le nœud de Manissieux (au croisement avec l’A43 Lyon-Grenoble) et l’arrivée sur Ternay-Chasse pour ceux qui se dirigent vers Saint Etienne (A47). L’ensemble des études est en cours et fera l’objet d’un rendu de la part des services de l’État au printemps prochain. Il nous faudra être particulièrement vigilant sur le contenu et l’évolution de ces études.

L’essentiel des inquiétudes des habitants du territoire porte sur l’idée d’un « shunt » au niveau de Chasse-sur-Rhône voire un grand contournement par l’est, prolongeant l’A432 (qui permet aujour’dhui l’accès à Saint Exupéry). Le préfet a répondu que l’ensemble de des réflexions menées aujourd’hui permettait d’éloigner la perspective de ces projets, ajoutant qu’un grand contournement par l’est était hors d’atteinte compte tenu de son coût (400 à 700 millions d’Euros) et des contraintes techniques pour sa réalisation.

De façon plus générale, j’ai insisté auprès du Préfet sur la nécessité de penser les projets métropolitains au delà de son seul territoire, du fait de leurs effets sur la périphérie. Trop de projets portés par la Métropole ne sont réfléchis qu’à son seul niveau alors qu’ils génèrent des conséquences importantes et parfois des nuisances au delà de ses limites administratives, voire dans les départements voisins. La question des infrastructures de transports en est le plus parfait exemple. Le Préfet en a convenu et s’est engagé à associer rapidement les collectivités Iséroises dans ces réflexions.