L’Etat envisage la création d’un PRADHA à Chasse-sur-Rhône pour héberger des demandeurs d’asile en attente d’examen de leur situation par l’OFPRA.

Ces hébergements prendront la place de l’Hôtel Formule 1 qui a été vendu et permettront d’accueillir moins de cent personnes c’est-à-dire moins de la moitié du nombre avancé par le FN. 70% d’entre elles, sera issu de notre région.

Une réunion en sous-préfecture a permis aux élus de rencontrer l’organisme qui gérera le futur centre (ADOMA). J’ai demandé à cette occasion qu’une visite d’un site existant puisse être organisée dès que possible pour permettre d’éclairer les élus de Chasse-sur-Rhône.

La commune, les services du Département et les associations de solidarité pourraient être sollicités dans le cadre de leurs responsabilités respectives. Aussi, compte tenu du délai avec lequel nous avons été informés, je constate que nous ne sommes pas prêts pour un accueil à la fin du mois de juin. Je souhaite que l’ouverture du centre n’intervienne pas avant la rentrée de Septembre.

L’accueil des réfugiés ayant subi les persécutions est l’honneur de la France et de l’Europe. Il fait partie de notre histoire et de nos principes. Notre pays n’est d’ailleurs pas la destination privilégiée des réfugiés. La France se situe au 14eme rang européen, si l’on rapporte le nombre de demandeurs d’asile à la population nationale. L’hébergement durant la procédure de demande d’asile est nécessaire puisque les demandeurs ne bénéficient d’aucun revenu si ce n’est le minimum pour se nourrir. Il est préférable qu’il soit organisé dans des centres dédiés avec du personnel d’accompagnement présent 24/24, plutôt que de voir les demandeurs d’asile livrés à eux mêmes, dans la rue ou dans des hôtels.

Ce centre verra le jour. Je souhaite que les conditions optimales soient réunies dans le respect des acteurs locaux et des personnes qui seront hébergées.

Je regrette que certain espèrent un profit électoral en excitant les inquiétudes et la xénophobie, en diffusant de surcroît des mensonges.

Cette question concerne avant tout les Chassères dont un grand nombre est issu de familles réfugiées en France. La manifestation organisée jeudi par le FN est un affront à leur égard autant qu’à celui des réfugiés qui fuient en 2017 des atrocités qu’aucun d’entre nous ne supporterait.