Nous étions près de 500 lundi à Gières pour accueillir la Ministre de l’Éducation nationale et le Ministre de l’agriculture pour le meeting de rentrée des socialistes Isérois. Nous étions réunis pour saluer les résultats des quatre années d’engagement de François Hollande et de la gauche aux responsabilités.

Les ministres ont pu développer ce qui nous a animé durant tout ce mandat; des nouveaux droits et des nouvelles protections (retraite à 60 ans pour les carrières longues, compte pénibilité, droit à la formation, mariage pour tous, tiers payant…), un système social préservé (la sécu à l’équilibre en 2017 lorsqu’elle accusait un trou de 17 milliards en 2012 !), un mode de gouvernement qui fait la place aux partenaires sociaux (la loi travail renforce d’ailleurs leur rôle dans les entreprises), un pays pleinement impliqué dans les enjeux mondiaux (cop21, intervention au Mali, en Centre Afrique, lutte contre le terrorisme Daesh, bras de fer avec les USA sur le Tafta…) et enfin la préparation de notre avenir collectif (l’éducation devient enfin le premier budget de la France, l’innovation et la recherche sont favorisés, la compétitivité des entreprises est rétablie…).

Le chemin parcouru doit nous permettre de nous projeter sur le chemin à parcourir, celui qui est devant nous.

La période électorale qui s’annonce est cruciale pour la France, d’autant plus cruciale que la droite avance dans sa primaire avec une avalanche de régressions qui n’épargneront personne; 300 000 fonctionnaires en moins (Bruno Le Maire propose même de supprimer la fonction publique territoriale), 150 Milliards d’économie budgétaire (quand la droite nous reproche aujourd’hui d’en faire 50), suppression des 35h, allongement de la retraite à 65 ans, suppression de l’Impôt sur la fortune, remise en cause de l’état de droit…

La campagne débute dans un climat étouffant. Les polémiques inutiles se succèdent ad nauseam; sur le burkini, « nos ancêtres » les gaulois, le refus d’accueillir des réfugiés… Nous assistons à un bal des ego comme rarement nous avions connus, autant à droite qu’à gauche. Les programmes sont moins interrogés que les postures. Les idées sont inaudibles au milieu du bruit des invectives.

Sans débat convoquant la raison, on exploite les peurs, les sentiments, les préjugés et les manipulations les plus grossières.

Dans le bruit désagréable de cette campagne improbable qui ne connait pas encore ses candidats, nous avons besoin d’un Président qui tienne le cap, patiemment et avec détermination. Le Président de la République ne parle pas de lui mais de la France, des français et du monde. Si nous voulons une campagne utile pour la pays, commençons dès aujourd’hui à tendre l’oreille pour dépasser le brouhaha et écouter un discours dense et profond, celui de François Hollande.

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