En 2012, lors de son fameux meeting du Bourget, François Hollande prononçait une phrase qui allait devenir incontournable dans sa campagne : « Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance ». Depuis, les attaques de tout bord ont fusé pour dénoncer le renoncement du Président à tenir cet engagement. Or, à l’heure du bilan, force est de constater que beaucoup a été fait pour lutter contre la fraude, les paradis fiscaux et remettre les banques au service de l’économie réelle et des citoyens. A vous de juger :

Nous avons mis fin aux paradis fiscaux en Europe et réaliser de grandes avancées dans la lutte contre la fraude et l’optimisation fiscale grâce à la mise en place de l’échange automatique d’informations et la transparence sur les «  tax rulings ». Ces mesures ont permis de récolter 21,2 milliards en 2015.

Nous avons renforcé la lutte contre l’implantation des banques dans les paradis fiscaux en obligeant les banques à la transparence sur leurs activités dans chacun des pays où elles sont présentes. Les ONG internationales ont pu consulter pour la première fois les données détaillées sur les activités bancaires pays par pays. C’est ce qui a permis à des scandales comme les « Panama papers » d’être dévoilés.

L’Union bancaire a été créée et a érigé de nouvelles règles au niveau européen. C’est la plus grande étape dans la construction européenne depuis la création de l’euro. Ce processus a mis en place un Mécanisme de supervision unique (MSU) chargé de superviser les 130 plus grandes banques de la zone euro. Son rôle est de surveiller et de sanctionner ces banques afin qu’elles ne menacent pas la stabilité financière de la zone.

Nous avons augmenté la fiscalité sur les activités bancaires avec notamment la mise en place d’une contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à 250 millions d’euros. De même, avec le doublement de la taxe de risque systémique des banques (TRS) qui visent à compenser les coûts d’un éventuel sauvetage bancaire et faire contribuer les banques à l’effort budgétaire nécessaire dans le cadre du redressement des finances publiques. Ainsi, en cas de crise, l’argent des Etats (et donc des citoyens) ne sera plus sollicité.

Les bonus accordés par les banques ont été encadrés et plafonnés en fonction du salaire fixe.

Nous avons renforcé les autorités de contrôle (contrôle de la gouvernance, des rachats de filiales ou de nouvelles activités à l’étranger, surveillance et intervention pour lutter contre les bulles spéculatives) et nous avons pris des mesures strictes contre le « trading à haute fréquence ».

Nous avons établi une séparation des activités spéculatives des banques et les activités de dépôt pour protéger et valoriser leurs activités utiles à l’économie réelle.

Une fois de plus, le bilan de François Hollande apparaît moins sujet à critique qu’il ne l’a été durant les cinq années qui viennent de s’écouler. De nombreuses avancées essentielles ont été réalisées sur lesquelles personne ne reviendra. Cela me semble important de le rappeler quand certains voudraient remettre en cause le bilan de la majorité présidentielle ou son ancrage à gauche. Je suis très attentif aux critiques qui ont été faites à l’égard de la précédente majorité mais avant d’être de gauche par les mots, nous l’avons été par les actes ! C’est pourquoi je continuerai à défendre les valeurs et les idées d’une gauche qui n’a pas renoncé à gouverner, à rassembler…

Participez à la campagne de Erwann Binet

Rejoignez nos militants et recevez les informations de campagne de notre équipe sur votre mail.

Merci pour votre inscription.