Les élèves de terminale doivent s’inscrire sur le logiciel APB (Admission Post Bac) pour préparer leur orientation. Le système positionne prioritairement les nouveaux bacheliers dans les universités de leur académie, ce qui pose question quand ils sont isérois et vivant à 25 minutes de Lyon…

APB, ouvre la possibilité aux futurs bacheliers d’effectuer 12 candidatures pour une licence. Sur le papier, il n’y a pas de sélection à l’entrée de la plupart des licences classiques tant que les capacités d’accueil sont suffisantes. Les candidats peuvent donc choisir des établissements situés en dehors de leur académie. Mais la réalité est bien différente.

Inutile de paraphraser ce qui est très bien expliqué aux lycéens par le site internet de l’Etudiant: 

« Les candidats peuvent venir d’académies différentes. Mais les universités privilégient les néobacheliers de leur académie. En dehors de la vôtre, vous ne serez donc pas prioritaire.

En effet, pour les licences « à capacité limitée » (pastille orange pour celles de votre académie), qui ne recrutent pas sur dossier mais qui sont très demandées, APB doit faire une sélection parmi les candidats. Le système procède en triant :

  • par académie d’obtention du bac (les candidats de l’académie sont privilégiés ; les élèves des lycées français à l’étranger sont considérés comme étant de l’académie où ils postulent) ;
  • puis selon l’ordre du vœu de L1 du candidat (NB : ce n’est pas l’université mais seulement le logiciel d’APB qui voit votre classement !) ;
  • enfin, les ex æquo sont départagés par un tirage aléatoire. »

 

Vivant en Isère rhodanienne, nous savons que nos enfants ont davantage de chance d’obtenir la filière à laquelle ils aspirent à Grenoble ou à Chambéry… Il faut pour les études de ces enfants dégager un budget conséquent pour leur logement et leurs déplacements. Des études bien moins accessible pour beaucoup qu’un simple abonnement TER.

Nous devons changer cela. Nous devons le faire d’autant plus que le même système s’impose aujourd’hui pour les orientations après la troisième. Le problème d’accès aux formations professionnelles, dont les places sont par essence limitées, constitue pour ces collégiens une réelle difficulté sur notre territoire.

Les limites administratives sont facteurs de tracasseries quotidiennes. Nous avançons progressivement pour lever ces difficultés. Il est ainsi désormais possible pour les rhodaniens ou ligériens d’accéder aux services de la sous-préfecture de Vienne. Mais ces tracasseries peuvent se révéler de véritables obstacles, incompréhensibles et absurdes. Ils n’en exigent pas moins de nous une grande énergie pour faire tomber des barrières administratives solidement ancrées…