Comme attendu, la décision de déclassement des portions d’autoroute traversant la métropole de Lyon vient d’être prise par arrêté ministériel. La métropole va désormais pouvoir engager la procédure qui lui permettra de réaliser les aménagements limitant le flux de véhicules.

Je veux redire à cette occasion l’exigence de concertation avec l’ensemble des élus de l’est et du sud lyonnais. En effet, le trafic exclu du centre ville de Lyon transitera à terme par les voiries situées sur leur territoire, voiries déjà largement saturées.

Lors de ma rencontre avec le préfet de région, en présence du maire de Chasse sur Rhône Claude Bosio et de Carméla Lo Curto-Cino, conseillère départementale, il nous a été indiqué qu’une réunion relative aux aménagements de la rocade-est (A46) interviendrait au cours du printemps prochain. Dans sa réponse à ma question posée le 13 décembre dernier à l’Assemblée nationale, la secrétaire d’État Barbara Pompili s’est voulue rassurante. Elle a rappelé notamment que la métropole « devrait assumer la responsabilité et les conséquences des modifications envisagées sur l’itinéraire, en particulier en cas de réaménagement en boulevard urbain ».

Les infrastructures de transport routier du Nord-Isère rencontrent de nombreuses difficultés ; les routes secondaires sont de plus en plus utilisées par des poids-lourds en transit, la ville de Vienne subit chaque jour place St Louis un trafic équivalent à celui du tunnel de Fourvière et les zones logistiques continuent à se développer. Le déclassement de la portion d’A6-A7 en traversée de Lyon, tout légitime qu’il soit, change la donne dans un contexte déjà tendu. Tout cela est d’autant plus inquiétant que la métropole fait sien un projet de « grand contournement de Lyon » qui ne la touchera pas. Pour toutes ces raisons je reste extrêmement vigilant sur ce dossier et j’appelle les élus locaux à en faire de même.