Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, a récemment signé un décret et un arrêté interministériel pour le classement des trois espèces d’ambroisies « nuisibles » pour la santé (ambroisie à feuille d’armoise Ambrosia artemisiifolia, ambroisie trifide Ambrosia trifida, ambroisie à épis lisses Ambrosia psilostachya), en application de la loi Santé du 26 janvier 2016 dans laquelle l’ambroisie est classée nuisible et du plan national santé environnement 2015-2019. Les actions locales et régionales se verront désormais encouragées par un cadre légal national.
Ces deux textes très attendus seront des outils importants pour lutter contre sa prolifération et s’articuleront autour de trois axes :
• Maitriser l’introduction de ces espèces dans les écosystèmes
• surveiller leur apparition et leur implantation
• permettre aux préfets d’engager des opérations de lutte contre les foyers installés ou en cours d’installation, y compris dans les propriétés privées

Il s’agit d’un élément fondamental dans la prise de conscience des autorités publiques mais ces mesures ne sont pas la solution miracle. Un travail très approfondi est maintenant nécessaire pour accompagner durablement et efficacement ceux qui sont confrontés à cette éradication ; les agriculteurs, les collectivités, les entreprises du BTP… Ceux-ci sont parfois confrontés à des difficultés techniques. C’est le cas par exemple pour les agriculteurs en biodynamie pour lesquels des solutions mécaniques manquent.
Le pollen de l’ambroisie entraine des allergies sévères chez les personnes vivant dans des territoires où ces plantes prolifèrent, en particulier chez nous dans la vallée du Rhône. L’allergie touche plus de 12% de la population dans notre région. Je me réjouis de la mise en place de nouvelles mesures effectives contre la prolifération de l’ambroisie mais nous devons aller encore plus loin pour accompagner ceux qui doivent se soumettre à son éradication, et principalement les agriculteurs.